Le cycle de vie des grandes mines

La grande mine désigne les grandes exploitations, mobilisant d’importantes ressources en termes de capital, d’infrastructures et de main d’œuvre. Elle nécessite ainsi des techniques  d’extractions modernes et industrielles.

L’exploitation minière à grande échelle est soumise à différentes phases :

Phase de Recherche

L’exploration minérale ou la phase de recherche est la première étape du cycle minier.

Selon l’article 3 alinéa 17, la  Loi sur les Grands Investissements Miniers ou LGIM définit la phase de recherche comme  « la phase de l’ensemble des travaux géologiques, géophysiques ou géochimiques exécutés sur la terre ou en profondeur, en vue d’évaluer des indices ou gîtes de substances minérales pour en établir la nature, la forme, la qualité, la continuité et le volume, ainsi que les conditions de leur exploitation, concentration, transformation et commercialisation, et de conclure à l’existence ou non de gisements exploitables ».

Cette phase comprend les enquêtes, les études de terrain, les essais de sondage et d’autres excavations exploratoires.

A son commencement, toute activité minière est assujettie à des obligations en termes environnementaux qui sont résumées dans l'Etude d’Impact Environnemental (EIE).

L’exploration ou la recherche est un processus très lent. A la suite  d’une découverte d’indices prometteurs lors d’une exploration, l’ouverture d’une mine peut intervenir après plusieurs années. Cette période s’avère encore plus longue en raison de divers facteurs, dont la volonté des investisseurs de financer des activités d’exploration plus avancées au fil des ans.

Il existe plusieurs types d’exploration minérale, à savoir :

  • L’exploration préliminaire ou « primaire » comprenant la recherche d’un gîte minéral dans une zone où aucun minéral ou métal n’a encore été trouvé;
  • L’exploration d’expansion visant à trouver d’autres gîtes à proximité d’une mine connue;
  • L’exploration sur le site minier ayant pour objet d’accroître les ressources minérales déjà  découvertes et mises en valeur sur une propriété minière.
Phase de Développement et de Construction

La phase de Développement et de Construction est la phase au cours de laquelle le Titulaire et  l’Entité de Transformation, le cas échéant, consacrent leurs travaux à l’aménagement des terrains, à la construction des infrastructures, à la mise en place des matériels et des équipements, aux essais, ainsi qu’à la mise au point du projet en vue d’assurer sa viabilité commerciale. Cette phase se  termine à la date de commencement de l’exploitation effective.

  • L’aménagement de la mine consiste en la  préparation et au déblaiement du site. Si ce  dernier se situe dans une zone sous-développée et difficile d’accès, le promoteur peut commencer par l’aménagement des terrains destinés à accueillir le centre d’hébergement du personnel et le stockage des équipements. Avant même de procéder à une quelconque opération de minage de terrains, les activités associées à la préparation et au défrichement du site peuvent avoir des impacts environnementaux significatifs, surtout si elles se trouvent dans le voisinage des zones écologiquement sensibles. L’EIE doit donc évaluer séparément les impacts associés à la préparation et au déblaiement du site.
  • La construction des infrastructures : les infrastructures d’acheminement de minerais représentent une partie importante des investissements dans l’implantation d’une grande exploitation minière. Généralement, les installations minières sont éloignées des réseaux  routiers, ce qui nécessite la création de nouvelles voies d’accès.

Exemples d’infrastructures d’acheminement de minerais, déjà mises en place :

  • Ambatovy avec la création d’un pipeline de 220 km, la rénovation du port, l’extension de routes , à Toamasina.
  • Rio Tinto-QMM avec la construction du Port d’Ehoala en eau profonde et la construction de routes à l’intérieur et à l’extérieur du port.
  • KRAOMA, avec la construction de routes de Morarano jusqu’à Brieville.

D’autres infrastructures telles qu'une centrale de production d’électricité, un système d'alimentation en eau, ou un complexe d’hébergement du personnel, peuvent être requises.

Phase d’Exploitation

La Phase d’Exploitation correspond aux activités d’extraction et de mise en valeur des produits de la mine, et de leur transformation le cas échéant. Exemples d’exploitation de grandes mines à Madagascar :

  • Ambatovy avec une durée d’exploitation de 29 ans;
  • Rio Tinto-QMM avec une durée, d’exploitation de plus de 40 ans.

La transformation est une option qui se présente aux exploitants, et elle peut être menée dans ou à l’extérieur du pays. Toutefois, le manque d’infrastructures, telles qu’une énergie compétitive en termes de coûts, constitue souvent un obstacle majeur pour la transformation sur place.

Phase de Commercialisation des substances minérales

La production des minerais est généralement destinée à l’exportation. Les principaux minerais exportés de Madagascar sont : le chrome, le zircon, l’ilménite, le nickel et le cobalt.

Depuis la fin de l’année 2012, Madagascar commercialise des métaux issus de la transformation du gisement d’Ambatovy : le nickel et le cobalt, qui vont devenir les premiers produits d’exportation du pays (en valeur). Les opérateurs miniers de Madagascar, faisant généralement partie de grands groupes miniers, participent aux  salons professionnels, aux plates-formes de promotion commerciale au niveau international (Mining Indaba en Afrique du Sud et PDAC au Canada) pour promouvoir leurs produits mais aussi leurs entreprises.

Fermeture d’une mine

Cette étape est la dernière du cycle minier. La fermeture d’une mine consiste à arrêter la production, à réhabiliter et à remettre le site en état. Elle est effectuée selon un plan de fermeture établi au moment de l’EIE.

L’exploitation d’un gisement minier a une durée de vie limitée en raison de la nature même de cette ressource. Certains gisements sont importants et leur exploitation peut durer plus de cinquante ans, alors que d’autres ne demeurent en exploitation que quelques années seulement.

Investing in African Mining Indaba

Investing in African Mining Indaba est une conférence organisée annuellement afin de capitaliser et développer l’intérêt porté sur le secteur minier en Afrique.

Elle constitue la plus importante conférence sur les investissements miniers.

Dans le monde, elle représente la troisième plus importante conférence sur le secteur minier.

EITI

L’EITI est une initiative internationale mise en place à Londres en 2003. C’est un processus tripartite composé des entreprises extractives (minière et pétrolière), de l’Etat et de la société civile. L’EITI vise à renforcer la gouvernance au sein du secteur extractif par la réconciliation des flux financiers à travers le rapport de l’EITI dans lequel les sommes perçues par le Gouvernement et les revenus versés par les entreprises sont publiés. Le rapport est ensuite réalisé par des auditeurs indépendants proposés par l’EITI international. Cette dernière fait la validation finale pour que le pays soit certifié conforme.

L’intégration au processus permet généralement aux membres de profiter de nombreux avantages dont le développement de la capacité de gouvernance, l’amélioration de la crédibilité du pays à l’échelle internationale et le climat d’investissement. (Source : Rapport EITI 2013).

Le programme WAVES (Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services)

Le Programme WAVES, Comptabilité du Patrimoine et la Valorisation des Services Ecosystémiques est un programme de partenariat dirigé par la Banque Mondiale pour aider les pays à intégrer la valeur du capital naturel dans les comptes nationaux. Il travaille à développer des méthodes scientifiquement crédibles pour la comptabilité des écosystèmes et favorise leur utilisation dans le processus décisionnel au sein d'un large éventail de parties prenantes.

MIASA

La Mining Industry Association of Southern Africa, MIASA, a été mise en place, en 1998, pour permettre au secteur minier et ainsi qu’au secteur privé de la Southern African Development Community ou SADC, d’entretenir des relations formelles et continues, mais également d’échanger leurs points de vue sur le secteur minier.

La MIASA compte parmi ses membres, plusieurs Chambre des Mines. Il s’agit entre autres de la Chambre des Mines de Madagascar, celle du Botswana, de la République Démocratique du Congo, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie, et du Zimbabwe.

Étude d’Impact Environnementale (EIE)

« L’EIE consiste en l’examen préalable des impacts potentiels prévisibles d’une activité donnée sur l’environnement ; elle devra mettre en œuvre toutes les connaissances scientifiques pour prévoir ces impacts et les ramener à un niveau acceptable pour assurer l’intégrité de l’environnement dans les limites des meilleures technologies disponibles à un coût économiquement viable.

Le niveau d’acceptabilité est apprécié en particulier sur la base des politiques environnementales, des normes légales, des valeurs limites de rejets, des coûts sociaux, culturels et économiques, et des pertes en patrimoines. » Source : le décret MECIE 2004-167, article 7.

L’EIE permet d’apprécier les conséquences de la réalisation d’aménagements, d’installations d’ouvrages ou de toutes autres activités qui, par l’importance de leurs incidences sur les milieux naturels et humains, peuvent porter atteinte à ces derniers. L’EIE apporte des solutions permettant d’éviter, d’atténuer, de compenser ou d’améliorer les conséquences de la réalisation sur l’environnement.

Convention du PDAC au Canada

La Convention du PDAC au Canada est une convention organisée annuellement par le PDAC ou Prospectors & Developers Association of Canada.

Elle constitue également un salon professionnel dédié aux entreprises et organisations œuvrant directement ou indirectement au sein du secteur minier à travers le monde.

Nos membres

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